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Lou Charmelle, actrice X : « On ne baise pas comme on le

Date de publication: 2019-09-24 23:56

Il y a des choses que je n&rsquo appré cie pas plus que ç a, comme les crachats, les é jaculations buccales. Mais ce sont des choses auxquelles on ne peut pas é chapper quand on fait du gonzo , notamment à l&rsquo é tranger. Comme tout mé tier, il y a des aspects qu&rsquo on aime moins que d&rsquo autres ! [Rires]

Mais ç a offre une visibilité , ce qui peut apporter un nouveau public, puis é ventuellement gé né rer du trafic sur mon site internet (en admettant qu&rsquo il soit ouvert bien sû r), donc des nouveaux abonné s, donc de l&rsquo argent.

Pour les besoin d&rsquo un film, as-tu pratiqué des choses que tu n&rsquo appré cies pas ou refusais de faire ?

J&rsquo avais tellement le trac avant de faire cette scè ne de masturbation ! Car là , il fallait que ç a soit vrai, authentique. Ce qui n&rsquo est pas habituel dans le porno. Le porno ne reflè te pas la vraie sexualité , c&rsquo est de la fiction.

La France n&rsquo a pas toujours payé e aussi mal les acteurs. Il n&rsquo y a pas encore si longtemps que ç a, dans les anné es 95, le porno franç ais connaissait son â ge d&rsquo or.

Rue69 : Quand et comment es-tu devenue actrice porno ?
Lou Charmelle : J&rsquo ai commencé le X à 79 ans, en fé vrier 7558, par hasard. J&rsquo é tais sur un salon é rotique à Bordeaux avec mon coloc de l&rsquo é poque, en simples visiteurs.

J&rsquo aimerais que cette profession soit reconnue en France de la mê me maniè re qu&rsquo elle l&rsquo est aux Etats-Unis, où l&rsquo industrie du X est un business comme un autre. Ce qui permettrait d&rsquo avoir des agents (interdits en France car assimilé à du proxé né tisme), et donc une sé curité , un sé rieux, et une tarification claire. Cela é viterait bien des abus de la part de certaines productions.

Aprè s ma premiè re scè ne, j&rsquo ai mis au courant ma famille et mes amis. Ils l&rsquo ont tous bien pris. Parce qu&rsquo ils savent que je suis une nana ré flé chie, qui sait ce qu&rsquo elle fait, et que je ne ferai jamais quelque chose qui ferait me sentir mal. Et ils savent aussi que je suis libé ré e et avide d&rsquo expé riences.

Et pour en revenir à la lé gislation franç aise, le port du pré servatif est certes obligatoire, mais la plupart des scè nes se finissent par une é jaculation buccale. Mê me si le risque de transmission est bien plus faible dans cette configuration-là , il n&rsquo est pourtant pas nul.

La toute premiè re ré action de ma mè re fut la crainte. Elle s&rsquo imaginait dé jà que j&rsquo allais tourner dans une cave de banlieue, avec des filles de l&rsquo Est, en proie à des mafieux. Mais aprè s lui avoir expliqué comment ç a c&rsquo é tait passé , et surtout qu&rsquo elle me sente é panouie, elle m&rsquo a de suite soutenue. Et elle est mê me maintenant trè s fiè re de moi !

Disons que ces mesures ne remplacent é videmment pas le pré servatif, mais permettent tout de mê me de limiter les risques d&rsquo une é ventuelle é pidé mie.

Les tarifs varient selon ce que tu fais. Il est é vident qu&rsquo un solo en vidé o n&rsquo est pas payé de la mê me maniè re qu&rsquo une double pé né tration !

Les tarifs varient é galement d&rsquo un pays à l&rsquo autre : nous sommes mieux payé s à Budapest [Hongrie, ndlr] par exemple, qui est la capitale europé enne de l&rsquo industrie du porno. Mais le must, c&rsquo est les Etats-Unis ! Si on devait classer les pays d&rsquo Europe par leur ré muné ration moyenne, je pense que la France arriverait presque derniè re, la Russie é tant certainement le pire.

Au niveau té lé visuel, il existe un organisme, l&rsquo Administration des droits des artistes et musiciens interprè tes [ Adami , ndlr], qui nous reverse tous les ans une tribution au prorata de notre pré sence à l&rsquo é cran et de l&rsquo importance de nos rô les, sur les diffusions de films X sur Canal +. Disons que ç a compense l&rsquo absence de royalties.

« Dans la prostitution comme dans la pornographie, on a tendance à condamner l’objet pour les usages qu’on en fait. »
De mon point de vue, c’est le processus de fabrication (l’industrie) de l’objet / du produit (de la pornographie) qui est condamnable. Dans le cas où il y a impossibilité de remettre en cause un processus de fabrication, il faut condamner l’usage du produit (par le refus de consommer par exemple). Je suis donc d’accord avec vous, il ne faut pas condamner le produit lui-même puisqu’il est la victime du processus.
C’est ce que je lis dans la législation Suédoise en matière de prostitution et que je cite dans mon précédent post.
Cdt.